WAZA
Exposition des finissant(e)s en arts visuels du Cégep Édouard-Montpetit
La muse bien-aimée, 2026
Matériaux mixtes
228 x 198 x 60 cm
Installation formée de six œuvres, toutes conçues avec des médiums de dessins distincts. L’une d’elles est réalisée à l’encre de Chine et à l’aquarelle, deux le sont avec du charbon de Conté et les trois autres sont illustrées sur le programme Clip Studio Paint et imprimées. La présentation atypique de cette installation cherche à piquer la curiosité des spectateurs. Si un rideau les dissimule, alors l’observateur doit défier le voile pour voir ce qu’il cache. En encourageant cette interaction, je veux installer un sentiment de défiance face à la censure. Je crois que les artistes devraient avoir le droit de créer et présenter des œuvres, même si le sujet est risqué ou même tabou. Et le spectateur devrait pouvoir les regarder et formuler sa propre opinion. Si l’artiste voulait illustrer des œuvres figurant une jolie femme dans une composition et un traitement pictural de nature légèrement érotique, ce n’est pas, à mon avis, à une quelconque autorité de décider si une telle œuvre est appropriée pour les yeux du public.

Le creux, 2026
Moulage de plâtre
65 x 55 x 50 cm
Sculpture de taille humaine en plâtre figurant un personnage assis sur un socle et recroquevillé sur lui-même. Sur le dos de la personne, il y a une crevasse, comme si quelqu’un avait creusé avec un outil. L’effet que je veux communiquer avec cette mise en scène est un sentiment de fragilité et de vulnérabilité.
Inspiré par le film House of Wax (De Toth, 1953) avec Vincent Price, j’ai voulu créer une dichotomie entre l’extérieur solide et soigné et l’intérieur doux et velouté. Les pompons rouges représentent le sang et la chair dont est constitué le corps humain. De son point de vue, le spectateur finit par découvrir ce creux en marchant autour de l’œuvre.
