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L’enfant du Diable, 2026

Acrylique sur toile

122 x 77 cm

Cette œuvre s’inscrit dans une réflexion autour du détournement de l’iconographie religieuse et des symboles associés au sacré. En s’inspirant de l’esthétique du classicisme, elle s'approprie certains codes visuels propres à la peinture religieuse traditionnelle, notamment l’intensité dramatique et la portée symbolique des figures. Ces références historiques sont toutefois confrontées à une intervention visuelle empruntée à l’univers urbain. L’intégration de graffitis introduit une esthétique spontanée et marginale qui perturbe l’équilibre de l’imagerie sacrée. Cette rencontre entre deux langages visuels opposés crée une tension entre tradition et contemporanéité. L’œuvre met ainsi en dialogue des systèmes de valeurs contrastés, où les notions de pureté, de faute et de jugement se trouvent recontextualisées.

L’enfant du Diable, 2026

Le cœur dans ses pensées, 2026

Matériaux mixtes

149 x 122 x 122 cm

Cette sculpture explore la tension entre la pensée rationnelle et l’influence des émotions dans la prise de décision. À travers la représentation fragmentée de la tête humaine, l’œuvre propose une réflexion sur la place, pouvant occuper les sentiments à l’intérieur même de l’espace associé à la réflexion et au raisonnement. La présence du cœur, installé dans un nid, introduit une dimension symbolique liée à la vulnérabilité, à l’instinct et à l’attachement. Ce contraste entre l’organe associé symboliquement à l’émotion et la structure du crâne évoque un déplacement des rôles traditionnellement associés au cœur et à l’esprit. L’espace mental devient ainsi un lieu habité par l’affection plutôt que par la logique.

Le cœur dans ses pensées, 2026

Laurianne Laberge

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